Votre facture a une histoire. La voici, commune par commune.
← Retour à Mon eau, ma communeEntrez votre ville ou votre code postal (par exemple Nice, Lyon, Gap ou 06000). Les prix affichés sont ceux déclarés par votre collectivité à l'observatoire national SISPEA : le prix TTC au m³ pour une consommation de référence de 120 m³ par an, abonnement et redevances inclus.
Le prix officiel se lit au m³, soit 1 000 litres : l'eau du robinet coûte environ un demi-centime le litre, soit 100 à 300 fois moins cher que la même quantité en bouteille. Votre facture couvre en réalité deux services : l'eau potable (captage, traitement, contrôle, distribution jusqu'à votre robinet) et l'assainissement collectif (collecte et dépollution de vos eaux usées, si votre logement est raccordé au tout-à-l'égout). S'y ajoutent les redevances des agences de l'eau et la TVA.
Le prix varie fortement d'une commune à l'autre : qualité de la ressource (une eau chargée ou polluée coûte plus cher à traiter), relief, densité de population (moins d'habitants par kilomètre de tuyau = plus cher par habitant), âge du réseau et choix d'investissement.
Le prix officiel ci-dessus, c'est ce que vous payez déjà. Voici ce que vous payeriez en plus si vous passiez par la bouteille pour boire — pour comparer, pas pour vous convaincre de rien.
Ordres de grandeur observés en supermarché ; ajustez librement au prix de votre propre ticket de caisse.
Estimation nationale (4,69 €/m³) — recherchez votre commune ci-dessus pour votre tarif exact.
Hypothèses : 1,5 L bu par personne et par jour · prix du robinet ≈ 0,004 €/L (cohérent avec le tarif national ci-dessus) · une bouteille de 1,5 L vide pèse environ 38 g de plastique PET. Vos chiffres restent sur cet appareil : rien n'est envoyé nulle part.
Vous envisagez un filtre pour combler l'écart ? Lisez d'abord ce qui marche vraiment — et ce qui ne sert à rien, carafes filtrantes comprises.
Ce n'est pas une opinion, c'est une équation. Un : les réseaux français vieillissent, et le rythme actuel de renouvellement des canalisations dépasse souvent 100 ans, alors qu'une canalisation vit 50 à 80 ans. Rattraper ce retard se paie. Deux : environ un litre sur cinq mis en distribution se perd en fuites avant d'arriver aux robinets, et ces pertes sont facturées dans le prix global du service. Trois : les nouvelles pollutions (PFAS, métabolites de pesticides) imposent des traitements plus poussés, comme le charbon actif ou les membranes, dont le coût se répercute sur le m³. Quatre : la ressource elle-même se raréfie par endroits, et sécuriser l'approvisionnement (interconnexions, nouvelles ressources) coûte cher.
Notre lecture de détective : suivre le prix de son eau, c'est comme suivre sa qualité. On ne suppose pas que « ça augmente tout le temps », on mesure de combien, depuis quand, et on demande pourquoi. Les chiffres ci-dessus, ceux de votre commune, sont vos pièces à conviction pour la prochaine réunion municipale.